PROGRAMME SOFT PARENTRéflexions

Introduction au programme “Soft Parent”

Le programme Soft Parent (à découvrir dans le livre à paraître Vous êtes un Soft Parent ! E. Opezzo – éd.Marabout) présente un modèle de parentalité engagée et respectueux de la nature de l’enfant plus neutre. Le “Soft parent” incarne l’idéal d’une parentalité qui ne laisserait pas (ou peu) d’empreinte psychologique sur les enfants. Une sorte de parentalité “bio”, sans additifs ni perturbateurs, qui nourrit et ne placerait en la mission du parent que l’accompagnement de son enfant vers son “soi”. Une capacité au laisser-être.

Les “mini-moi” fait rêver certains parents, mais peut nuire aux enfants.

La “parentalité neutre” est une tentative d’épargner – tant que faire se peut – nos enfants de nos jugements, attentes et projections. Mais aussi d’épargner les parents du diktat de l’éducation “positive” à tout prix.

Ma proposition: récupérez ce qui vous appartient, les passions comme les peurs ! Et observez le chemin qui attire votre enfant en le laissant poursuivre ou abandonner ce que vous transmettez.

Pour initier une posture de la “parentalité neutre”, je vous propose de mettre en place les accords toltèques (1):

1- Avoir une parole impeccable

Choisir les mots que l’on emploie et les consignes que l’on donne pour ne créer ni rapport de force ni influence sur son enfant. Les mots ont un pouvoir sur les maux. (On oublie aussi le chantage :o) )

Défi : on inspecte notre parole et tant qu’elle n’est pas impeccable, on n’hésite pas à demander pardon à notre enfant. (Pas un “Désolé” négligeant, mais un sincère “Je te demande pardon”, éponge magique qui efface tout).

2- Ne pas supposer

Utiliser la reformulation est un moyen efficace de mettre court aux hypothèses que nous élaborons, lesquelles sont parfois très éloignées de l’intention de notre enfant. Non seulement notre point de vue est partiel, mais en plus il est subjectif et bourré d’affect (attentes, jugements ou peurs…).  Exemple: O. (8 ans) demande à sa maman pourquoi elle offre un croissant à la baby-sitter alors qu’elle reçoit un salaire. M. s’offusque à l’idée que son fils puisse manquer à ce point de générosité. Et s’il s’agissait d’un simple malentendu? Il est possible que O. se questionnait simplement sur la logique (avec de l’argent elle peut acheter un croissant) et non sur le principe (partage et générosité). Ou bien d’autres choses encore.

Défi :on essaye l’objectivité en laissant notre enfant s’exprimer et en ouvrant des espaces de dialogue pour mieux se comprendre et échanger.

3- Ne pas prendre les choses personnellement

Le fameux “il me cherche”. Hé bien non, pas forcément. Peut-être que c’est nous qui le cherchons? La fatigue vient renforcer ce sentiment paranoïaque et égocentrique. Et si en fait nous n’avions rien à voir avec la situation? Avec un pas de côté la scène peut se transformer.

Défi : on se décentre de soi quand il s’agit de son enfant.

4- Faire de son mieux

Ne pas se juger ni chercher à atteindre la perfection. Se montrer indulgent avec soi-même et ne pas céder aux injonctions de la “super-parentalité”. Porter une culpabilité inquiète les enfants, alors on s’allège et on vérifie nos bonnes intentions, c’est déjà beaucoup.

Défi : on apprécie nos prises de consciences et nos progrès !

(1) Les quatre accords toltèques, D.M. Ruiz, éd.Jouvence