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S'inquiète-t-on trop pour nos enfants?

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Un parent est-il inquiet par nature?

Il arrive d’entendre l’expression “Petits enfants, petits problèmes, grands enfants gros problèmes”, à croire que devenir parent ouvre la voie aux difficultés.

Qui dit difficultés dit inquiétude. Est-ce le lot de la parentalité de s’inquiéter? Car en donnant la vie, on se lie inévitablement à la mort et notre instinct de survie et de préservation pour notre progéniture se met en éveil.

L’instinct de préservation

Devenir parent c’est prolonger la chaîne de filiation de l’Homme vieille de 2,5 millions d’années en choisissant de perpétuer notre espèce. Nous possédons naturellement un instinct de préservation pour nos enfants afin d’assurer leur survie et subvenir à leurs besoins vitaux.

Mais nos inquiétudes quotidiennes dépassent de loin cet instinct de préservation. D’où proviennent nos craintes et sont-elles justifiées?

Une méconnaissance des compétences intrinsèques

Dès la naissance, un bébé possède des compétences programmées chez tous les individus ((1) Documentaire Incroyables bébés), que nous ne soupçonnons pas: la capacité d’adaptation est telle, qu’un bébé est capable de reproduire les expressions faciales d’un.e adulte 20 minutes après sa naissance, il/elle possède un répertoire substantiel de pleurs pour exprimer chacun de ses besoins, il/elle sait nager et peut rester sous l’eau plusieurs minutes… La nature dote le bébé de traits irrésistibles qui nous poussent à vouloir s’occuper de lui/elle puisque sa survie dépend de la bonne volonté de l’adulte à prendre soin de lui/elle. Etre mignon relève d’une véritable stratégie de survie !

Nous développons un instinct de protection pour nos enfants, mais eux-mêmes possèdent un instinct de survie qui les arme de dispositions d’autoprotection sophistiquées.

La survalorisation de l’avenir

Une erreur que nous commettons couramment est de penser davantage à l’avenir de nos enfants qu’au présent, à l’inconnu qu’au connu, au supposé qu’au certain. Un bébé est en train d’exercer ses jambes pour se préparer à la marche qu’on voudrait déjà qu’il/elle marche, il/elle apprend à dénombrer, on pense aux divisions, il/elle est au collège et on imagine les études supérieures qu’il/elle pourrait suivre, son job idéal... La plupart de nos inquiétudes sont basées sur des suppositions et des peurs qui ne sont que l’expression de projections personnelles d’un avenir hypothétique pour lequel nous n’avons par définition, aucune connaissance.

Le propre de l’enfant est de naître dans un environnement social, économique, culturel, qui aura complètement changé à l’âge adulte. Mais la capacité d’adaptation d’un.e enfant est telle que toutes les projections que nous pourrions faire pour le futur, ne sont ni valables, ni utiles. Notre tendance à anticiper pour prévenir nous fait oublier de nous focaliser sur le présent pour accompagner les besoins actuels de son enfant dans un contexte immédiat. Penser au futur de son enfant est source d’inquiétudes inutiles, empêche de savourer chaque étape de développement de son enfant et le prive en outre, d’une partie des possibles que seul l’imprévu permet.

Garder en tête la hiérarchie des besoins humains

Abraham Maslow, psychologue américain du début du 20e siècle, a hiérarchisé les besoins d’un individu pour atteindre l’accomplissement de soi. En remettant en perspective les priorités des besoins des enfants, nous pouvons lever nombre d’inquiétudes.

Les besoins physiologiques

Pour dépasser le stade de la survie, les besoins physiologiques (faim, soif, froid) doivent être assouvis. Tant qu’un.e enfant éprouve ces besoins, l’ouverture sur le monde, la socialisation et les apprentissages sont entravés.

Le besoins de sécurité

Se sentir en sécurité est un besoin essentiel tant sur le plan physique qu’affectif et émotionnel. Assurer un environnement serein à son enfant est donc essentiel pour prévenir tout sentiment d’insécurité qui viendrait freiner son développement.

Le besoin d’appartenance

L’être humain est un être grégaire qui a besoin d’évoluer au sein d’un groupe auquel il se lie. Le besoin d’estime de soi et le besoin d’accomplissement ne peuvent être assouvis qu’à condition que les précédents cités soient d’abord assouvis. Cette hiérarchisation des besoins est hélas trop souvent utilisée pour motiver un individu dans un souci de performance, alors qu’elle rappelle justement le chemin vers l’accomplissement de soi.

Elle permet également de nous rappeler à quels point les besoins d’un.e enfant sont peu nombreux et qu’il est plus facile que nous pouvons le croire de l’accompagner vers son bien-être. Nous pouvons donc légitimement nous interroger si nous n’alimentons pas des désirs superflus chez nos enfants et des soucis inutiles pour nous.

Épargnons-nous des inquiétudes,  il est préférable d’accompagner son enfant à développer les compétences nécessaires à la résolution de problèmes actuels que de vouloir le préserver de difficultés potentielles d’un futur que nous ne connaissons pas.

Nos propositions

*Se placer dans l’instant présent

*Lâcher prise sur l’inconnu

*Prendre des décisions en fonction du contexte immédiat et certain et non pas sur la base de suppositions

*Répondre uniquement aux besoins fondamentaux de son enfant et ne pas vouloir “trop en faire

(1) http://www.les-docus.com/incroyables-bebes/

(2) Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Maslow