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Red carpet pour les parents

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La parentalité, c’est glamour

Rendons-nous à l'évidence, être parent, c’est glamour. Ca l’a toujours été mais personne ne le sait. On nous fait croire que non, en exhibant comme modèle du “vrai” glamour les stars de cinéma à la parfaite sophistication sur les tapis rouges de Cannes et Hollywood. Sans l’ombre d’un enfant à leurs côtés, bien évidemment. Car l’enfant n’appartient pas au monde du “glamour”. La parentalité encore moins. 

La parentalité serait plutôt l’affaire de la ménagère, peu importe son âge, celle qui s’affaire aux tâches du quotidien: les couches, les crises, le vomi sur le t-shirt, les cheveux défaits et autres poches sous les yeux, bref, un cliché sans paillettes qui ne fait rêver personne. Mais qui donc a fixé les règles du glamour? Car la parentalité, quoi qu'on en dise, est un art, un vrai.

La science n’est pas toujours synonyme de progrès

Pourtant, il fut une époque où la femme maternelle était célébrée telle une divinité, au sommet de la sensualité. Du glam à l’état pur. Mais ça, c’était avant que la science explique le lien manifeste entre maternité et sexualité. Le lien fait, s’en est suivi un revirement de situation. Fini le glamour, la maternité fut punie et mise au pilori. Après avoir fauté, il va falloir payer. La maternité est devenue une mission de vie, un vilain sort a transformé la mère en ménagère.

La tentation de la superficialité

Que toute mère qui n’a pas une fois dans sa vie fantasmé de troquer une journée de son quotidien contre la montée des marches à Cannes dans une robe de grand couturier, à l’apogée de sa gloire de femme lève la main. Les apparences légères de faste et d’éclat, trompeuses ou non, sont tentantes. La superficialité est séduisante car par définition, elle ne donne accès qu’aux apparences, à ce que l’on veut bien y voir, à savoir aisance et opulence.

Un vent de liberté pour les parents

“Have it all”, le nouveau credo des années 2010: tout prendre.

Heureusement, les mères d’aujourd’hui se rebellent et insufflent de nouvelles possibilités à la maternité:, en créant leur propre espace de liberté: authenticité et glamour, vie familiale et carrière, couple et amis, elles réconcilient tous les paradoxes. Certes il faut jongler, mais c’est tellement bon de ne pas s’enfermer dans des cases et de chercher à performer dans un domaine plus qu’un autre, quitte à se planter. Parce que l’échec est dorénavant (presque) permis, merci.

La naissance de la parentalité

L’excellente nouvelle, c’est que les hommes s’invitent à la fête. Depuis quelques récentes années, les pères incarnent non seulement leur rôle mais s’intéressent vraiment à l’éducation de leurs enfants et interrogent leur posture. Un papa paternant, c’est pas glamour, ça? La version du papa disposé à passer du temps seulement pour rigoler et faire plaisir est démodée. Les nouveaux pères s’engagent, s’impliquent et prennent part aux choix d’éducation mais aussi au quotidien de leurs enfants. La fin de la mamantalité approche pour donner naissance à la parentalité.

Who run the world?

L’arrivée des pères renforce l’importance de la parentalité. Mais pas encore suffisamment si l’on considère la puissance potentielle de la fonction parentale.

Pourquoi l’éducation, si déterminante pour la construction d’un enfant et plus globalement d’une société, repose encore autant sur la scolarité et si peu sur la parentalité?

Pourquoi l’éducation parentale n’est pas une affaire publique dont se préoccupent les institutions et les hommes politiques? (la réponse est dans la question). La parentalité se limite-t-elle exclusivement à la sphère privée?

Pourtant qui d’autre que les parents détient le pouvoir de transformer une société? Les politicien.ne.s, peut-être?

Maria Montessori qualifiait l’enfant de 3 ans d’embryon social: à cet âge, il est prêt à éclore et à vivre avec les autres, car les bases physiques et psychiques de son individualité sont posées.

La période de la naissance à 3 ans est donc fondamentale et parce que cela n’est hélas pas politiquement pris en compte, de nombreuses inégalités sociales et intellectuelles entre les enfants sont constatées dès l’entrée à l’école. Car le sujet de la parentalité n’est pas encore un sujet suffisamment considéré, seule l’école en est un.

Les parents détiennent la clé d’une société meilleure en assurant amour et sécurité à leurs enfants et en transmettant des valeurs fondées sur l’ouverture, la tolérance et l’inclusion dès la naissance, or à cela, l’école ne pourra jamais se substituer.

Alors ? On déroule le tapis rouge aux parents !

Nos propositions

*Considérer que la parentalité peut être un sujet léger, drôle, passionnant, glamour. La parentalité c'est chic !

*Engager sa parentalité comme un acte citoyen et politique

*Prendre conscience que tous les sujets sociétaux ne sont autres que des sujets d’éducation

*Laisser la mission de l’instruction à l’école

Crédit photo:@Ayakhnina