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L'empreinte parentale en 4 points - Partie 1

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 (3 mn de lecture)

Partie 1 - L'art de "perdre la face"

Comme en matière d'écologie, l’enjeu de la parentalité neutre n'est pas de ne laisser aucune empreinte de notre passage sur nos enfants, mais de faire en sorte que nos traces soient indolores et fertiles.

Pour que des graines autonomes et indépendantes choisissent de germer. Ou non.

Et que la vie se perpétue, librement.

L’écueil du parent aimant est de façonner son enfant à son image.

Lui transmettre ses valeurs, certes, mais attention de ne pas le charger de nos bagages: transmettre à tout prix nos passions, ce que l'on aime ou pas, ce qu'il faut faire ou pas, ce que l'on considère “bien” ou “mal”.

Cela s'opère parfois consciemment, le plus souvent inconsciemment. Sans intention de nuire, aucune - et même au contraire avec l'intention de bien faire - on charge son enfant d’éléments qui ne lui appartiennent pas, et qui ne nous appartiennent peut-être pas non plus.

Ce sont parfois des “principes” ou des traditions qui ont pris leur origine chez nos aïeux, dans un contexte si différent du nôtre aujourd'hui. Et que l'on conserve pourtant. “Par principe”.

Comme notre point de vue est restreint à notre position - par définition - le risque serait d'enfermer son enfant dans un système de pensée verrouillé. Nos convictions fermes et infaillibles sont le fruit d’'une perception valable seulement de notre position ou de notre temps.

Alors vu d'ailleurs, c'est comment? Posons-nous la question, posons-leur aussi la question.

Essayer d'assouplir son langage avec des propositions ouvertes qui n'engagent que son sentiment est un gage d'humilité. Cela va permettre en outre d’inviter à l'écoute, à l'introspection et à l'empathie, de créer des échanges et d’exercer nos enfants, non pas à retenir nos leçons, mais à créer leur libre-arbitre et leur esprit critique.

Transmettre la tolérance débute par être tolérant. Les temps ont changé et c’est bien mieux ainsi.

Proposition :

  • Essayons de traquer les certitudes qui ferment aux autres modes de pensées et d'actions: avoir tort, faire des erreurs, oui, bien sûr, ça arrive. Et mieux: si on ne cherchait pas à avoir ni raison ni tort?
  • Essayons de traquer le vocabulaire déterminant et péremptoire pour le remplacer par un vocabulaire souple et subjectif, qui laisse la place à d'autres possibilités.
  • On remplace les "vérités" par des possibilités:

“Ce n’est pas bien de… “ ===> “Je ne suis pas d’accord avec…”

“Il ne faut pas…” ===> “Je n’accepte pas…” / “Je ne conçois pas…”

  • On exprime à son enfant ses ressentis/sentiments:

“C’est bien de…” ===> “Je n’aime pas lorsque…”

“Il faut…” ===> “J’aimerais bien…”

“Il ne faut pas…” ⇒ “Je me sens mal à l’aise avec cette situation.”

  • On encourage son enfant à exprimer son point de vue:

“Qu’en penses-tu…?”

  • On encourage son enfant à exprimer ses sentiments:

“Que ressens-tu quand…”

On ne choisit pas ce que feront nos enfants de notre héritage de transmissions, c'est en ça que repose l'évolution. C’est aussi sur ce constat que repose la parentalité neutre.

L'évolution des espèces est fondée sur la réappropriation par les nouvelles générations de valeurs et d'outils transmis par les anciennes générations. 

Cela suppose d'accepter de livrer à nos enfants l'interprétation de nos points de vue, pour mieux être remis en cause. En leur ayant laissé la liberté de douter, réfuter et s'opposer. Ou au contraire d'adhérer, par choix.