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Aide-t-on trop nos enfants?

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La question est légitime. La bienveillance éducative s’impose chaque jour un peu plus au détriment de l’éducation autoritaire. Les enfants sont placés au centre des préoccupations des parents qui les accompagnent dans toutes les sphères de leur vie (scolaire, sociale, émotionnelle, sportive, culturelle…). Pourtant, aussi bien dans l’éducation traditionnelle que dans l’éducation “nouvelle”, nous parents, avons la fâcheuse habitude d’intervenir beaucoup (voire trop) auprès de nos enfants, peu importe leur âge. L’intention d’aider son enfant, bien que légitime, est souvent éloignée de l’aide réelle que nous lui apportons. En d’autre termes, trop d’aide tue l’aide.

Qu’est-ce qui pousse le parent à aider son enfant

L’Homme est certainement l’espèce animale la plus disposée à accompagner ses petits aussi longtemps pendant et après l’enfance, se substituant parfois au programme concocté par Dame Nature. Nous aidons nos enfant car nous souhaitons le meilleur pour eux. Mais le meilleur quoi? Dans notre quête “du meilleur” nous commettons une erreur de taille : nous recherchons le meilleur résultat pour notre enfant plutôt que le meilleur processus d’apprentissage pour notre enfant.

Un simple malentendu

Cette confusion nous conduit à un comportement inadapté: au lieu de laisser son enfant faire par lui-même pour apprendre et se perfectionner, nous faisons à sa place, convaincu de lui apporter de l’aide. Nous sommes persuadés de l’aider à obtenir un résultat plus rapidement ou mieux réalisé, cependant nous le privons de l’essentiel: son processus d’apprentissage autonome.

Aider son enfant est incontestablement le rôle essentiel du parent, mais l’aide que nous apportons doit être utile et juste, sous peine d’être une entrave à son chemin personnel. Parfois même une ingérence.

Les entraves de l’aide inutile

Aider inutilement son enfant entrave son processus naturel d’apprentissage mais impacte également sa confiance en lui. Décider de faire à sa place peut lui donner le sentiment d’être incapable. On peut aussi avoir le sentiment de lui fait plaisir. De manière sporadique, certainement, de manière automatique aucunement. L’assistanat ne mène jamais au plaisir, il mène à long terme au désintérêt, à la désinvolture et à la paresse.Rien  de tel pour rendre heureux que de s’engager pleinement dans une activité. Cela ne signifie pas que nous ne devons rien faire pour son enfant, bien au contraire, mais trouver la bonne dose de collaboration et de joie pour les activités du quotidien lui est probablement d’une meilleure aide.

L’aide juste

Les enfants ont finalement besoin beaucoup moins d’aide qu’on ne peut le supposer. C’est en tous cas une aide d’une autre nature qu’ils attendent des adultes. La première aide qu’un adulte puisse apporter à un enfant est sa présence. En portant une attention particulière à ce qu’entreprend son enfant, en étant attentif et confiant, nous le soutenons davantage qu’en faisant à sa place. L’aide juste et utile c’est pouvoir intervenir quand l’enfant en exprime le besoin.

Aider son enfant consiste en un savant mélange de présence, de regard, de confiance et de retenue.

Nos conseils

Qu’il s’agisse des premiers apprentissages de l’enfance, des activités domestiques, des devoirs, de jeux, d’une pratique sportive ou artistique:

*Observez quel type d’aide vous apportez à votre enfant

*Limitez vos interventions et laissez votre enfant entreprendre par lui-même

*Observez ses actions et soutenez-le et accordez-lui votre confiance

*Sachez répondre à son besoin s’il vous demande de l’aide

*En grandissant, faites la place à la collaboration en partageant les tâches du quotidien